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Archive de la catégorie «Politique»

L’unification de la droite russe “sans avenir” (Ziouganov)

Posté par Kris Roman le septembre 16, 2008

Le chef de file des communistes russes Guennadi Ziouganov a jugé mardi peu probable et “sans avenir” la création en Russie d’un parti unifiant les forces de droite.

“Dans le contexte actuel, une unification de la droite est sans avenir, parce qu’ils n’obtiennent jamais plus de 3-4% des suffrages. Pourquoi? Parce que la nation sait bien que les propositions de MM. Gaïdar et Tchoubaïs (réformateurs libéraux sous Boris Eltsine, NDLR) sont très dangereuses pour le pays”, a déclaré M. Ziouganov, cité par le service de presse du Parti communiste.

Selon lui, “la Russie n’est pas un pays libéral”, et toutes les tentatives historiques visant à imposer une politique libérale se sont soldées par un échec.

Le quotidien Kommersant évoquait lundi des consultations intenses entre les leaders démocratiques en vue de mettre en place, sur la base de l’Union des forces de droite (SPS), un nouveau mouvement démocratique en octobre prochain. Ce mouvement pourrait réunir le Front citoyen uni de Garry Kasparov, l’Union démocratique populaire de Mikhaïl Kassianov et le Parti républicain de Vladimir Ryjkov.

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Poutine retient de moins en moins son langage (Vedomosti)

Posté par Kris Roman le septembre 15, 2008

 

La rencontre entre le chef du gouvernement russe Vladimir Poutine et les membres du club de discussion de Valdaï a confirmé qu’un changement qualitatif avait eu lieu dans le comportement du premier ministre, lit-on lundi dans le quotidien Vedomosti.

Alors qu’il était président, Poutine ne gratifiait pas aussi souvent son auditoire d’expressions cinglantes telles que “buter jusque dans les chiottes” ou d’autres encore à propos de la circoncision. Et quand il le faisait, il avait la délicatesse de se limiter à une ou deux sorties de ce genre par intervention. A présent, elles semblent littéralement “faire gonfler” le leader national en cherchant à sortir au dehors. Il faut croire que, jusque-là, il se retenait, et cherchait des phrases plus convenables, d’où ce fameux “euh”, qui coupait parfois un discours lisse, et ce rythme d’élocution quelque peu ralenti.

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Poutine, la personnalité la plus influente du globe (Vanity Fair)

Posté par Kris Roman le septembre 3, 2008

 

poutineLe premier ministre russe Vladimir Poutine s’est mis à la tête du classement des 100 personnalités les plus influentes du globe établi par le magazine américain Vanity Fair et cité mercredi par le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Reléguant à la 2e position le patron du groupe médiatique News Corporation, Rupert Murdoch, le chef du gouvernement russe est pour la première fois entré dans le tableau de Vanity Fair qui, selon ce périodique, “représente l’élite mondiale des penseurs, des hommes d’affaires et des personnalités qui forment l’agenda international dans la politique, les divertissements, les médias, les entreprises, les technologies ou la mode”.

Parmi les facteurs nécessaires pour entrer dans ce classement, on cite “la fortune et l’influence ainsi que les actifs non matériels tels que les idées, la philanthropie et le facteur X”.

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Medvedev après Poutine : que peut attendre l’Europe de la Russie ?

Posté par Kris Roman le juillet 22, 2008

Dimitri Yrc
Polémia
http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=35&iddoc=1672

Très attaché à la culture russe, l’intervenant de la Polémia du 22 avril 2008 organise son exposé en trois parties : rappels sur le profil et l’ascension de Vladimir Poutine ; en quoi l’action de Vladimir Poutine est-elle remarquable ? en quoi le destin de l’Europe doit-il être lié à celui de la Russie ?

Vladimir Poutine est un officier du FSB (Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie, ex-KGB) qui fut en poste en Allemagne (DDR). Puis, il participa à l’expérience ultra-libérale menée à St-Pétersbourg sous l’ère d’Anatoli Sobtchak (1937-2000). Il a été à l’origine du premier investissement fait par une entreprise de l’Ouest en Russie en autorisant la Dressner Bank à y exercer son activité. Il devint ensuite le premier ministre surprise de Boris Eltsine à qui il succéda en mai 2000 comme président de la Fédération de Russie. Réélu en mars 2004, il abandonnera cette fonction en mai 2008 à la fin du second mandat pour prendre la présidence du parti Russie Unie et vraisemblablement être nommé à terme au poste de premier ministre.

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Les libéraux-démocrates exigent l’accès égal aux médias (Jirinovski)

Posté par Kris Roman le juillet 11, 2008

Le parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) partage l’opinion du parti communiste qui exige l’accès égal aux médias pour tous les partis, a déclaré jeudi à Moscou le leader du parti Vladimir Jirinovski.

Jeudi, le Parti communiste de Russie (KPRF) a organisé une manifestation près d’Ostankino (quartier de Moscou où se trouvent les sièges des grandes chaînes fédérales), exigeant l’accès égal aux médias, notamment au petit écran pour tous les partis d’opposition.

”La faible couverture de l’activité du parti est à l’ordre du jour pour nous aussi”, a dit Jirinovski à la presse.

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Russie: l’ambassadeur de Russie en France Alexandre Avdeïev nommé ministre de la Culture

Posté par Kris Roman le mai 12, 2008

 

L’ambassadeur de Russie en France Alexandre Avdeïev a été nommé ministre russe de la Culture, a annoncé lundi le service de presse du ministère de la Culture et des Communications de masse.

M.Avdeïev remplace à ce poste Alexandre Sokolov qui était en charge de la culture et des communications de masse. Désormais, ces fonctions seront partagées entre deux ministères distincts. Celui des Communications sera dirigé par le chef du protocole du président, Igor Chtchegolev, nommé ministre des Télécommunications et des Communications de masse.

M.Avdeïev est né le 8 septembre 1946 à Krementchoug (région de Poltava, Ukraine). En 1968, il a achevé ses études à l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou. Il parle français, italien, anglais et bulgare.

L’actuel ambassadeur de Russie en France a débuté sa carrière diplomatique en 1968. Fonctionnaire à l’ambassade d’URSS à Alger de 1968 à 1975 et à Paris de 1977 à 1985, il a été ambassadeur au Luxembourg de 1987 à 1990 et en Bulgarie de 1992 à 1996.

Nommé vice ministre des Affaires étrangères de l’URSS en 1991, il est resté à ce poste jusqu’en 1992, avant de devenir vice-ministre des Affaires étrangères de Russie (1996-1998) et premier vice-ministre des Affaires étrangères de Russie (1998-2002).

Depuis mars 2002, M. Avdeïev est ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en France.

 

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Prof. Dr. P. Bachmeier : sur la politique étrangère de la Russie actuelle

Posté par Kris Roman le mai 8, 2008

Euro-Synergies

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/03/11/prof-dr-p-bachmeier-sur-la-politique-etrangere-de-la-russie.html

 

Réflexions générales sur la politique étrangère actuelle de la Russie

 

 

Entretien avec le Professeur Peter BACHMEIER

 

Le Professeur Dr. Peter Bachmeier est né à Vienne en 1940. Après des études à Graz, Belgrade et Moscou, il a acquis les diplômes d’historien et de politologue, spécialisé dans les questions est-européennes. De 1972 à 2005, il fut collaborateur du célèbre Institut autrichien d’Europe orientale et méridionale, où il dirigea un département. Il enseigna également à l’Institut des Sciences politiques de l’Université de Vienne. Les propos que nous avons traduits ici ont été recueillis par deux journalistes de l’hebdomadaire « zur Zeit », Walter Tributsch et Dimitrij Grieb.

 

Q. : Vu les rapports tendus entre l’Ukraine actuelle et la Russie de Poutine, serait-il invraisemblable d’imaginer que tôt ou tard l’Ukraine se divisera en deux parties ? Les faits parlent pour eux-mêmes : on sait qu’il existe une Ukraine orientale favorable à la Russie et une Ukraine occidentale tournée vers l’Occident, division sanctionnée de surcroît par des faits géographiques incontournables…

 

PB : Si vous ne tenez compte que de facteurs purement statistiques ou si vous mettez exclusivement l’accent sur cette césure objective de nature géographique, vous pourriez effectivement penser que cette division est susceptible de devenir tôt ou tard réalité. Mais je ne pense pas qu’on en arrivera là. Je pense plutôt que la population ukrainienne refusera une adhésion à l’OTAN, y compris en Ukraine occidentale, même si certains sondages nous disent le contraire aujourd’hui. Je pense donc que la population ukrainienne dans son ensemble rejettera l’adhésion à l’OTAN. De surcroît, au sein même de l’OTAN, les opinions divergent quant à l’opportunité d’une adhésion ukrainienne.

 

Q. : Il semble de plus en plus patent que, sur l’échiquier international, la Russie et la Chine marchent main dans la main. Nous le voyons dans l’affaire du Kosovo, où les deux puissances ont clairement articulé leur refus d’une indépendance kosovar. Nous le voyons aussi dans le cas de l’Iran, où Russes et Chinois s’opposent à tout projet d’agression américaine. Sont-ce là les contours d’une politique durable ou n’est-ce que l’indice d’une communauté d’intérêts passagère ?

 

PB : Je pense qu’il existe un réel partenariat stratégique entre la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran et quelques autres pays qui leur sont associés. Ils ont, me semble-t-il, l’intention d’unir leurs efforts sur le long terme, non seulement sur les plans diplomatique et militaire, mais aussi dans les grands projets d’infrastructure comme par exemple, la création d’une nouvelle « Route de la Soie » qui se concrétiserait par une vision eurasienne commune : telle me semble la priorité première de la Russie actuelle.

 

Q. : Lorsqu’il s’est agi de reconnaître l’indépendance du Kosovo, on a assisté, comme il fallait s’y attendre, à des divergences au sein de l’Union Européenne. Pensez-vous que les mêmes divergences se manifesteront lorsqu’il s’agira d’opter pour une coopération plus étroite avec la Russie ?

 

PB : Au cours de ces dernières années et surtout au cours des derniers mois de l’année 2007, nous avons pu observer un retour de la Russie dans les Balkans. Et pas seulement en rapport avec la Serbie, qui, comme tous le savent, est protégée par la Russie. Depuis juillet 2007, on planifie, dans les Balkans, l’installation d’un nouveau gazoduc, qui passera par la Mer Noire, la Bulgarie et la Serbie pour aboutir en Autriche. En janvier, Poutine s’est rendu en Bulgarie et y a suggéré la participation à un projet gigantesque, justement celui du gazoduc « South Stream », plus la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Le projet était si formidable que le gouvernement bulgare en a perdu la voix ! Mais il a signé l’accord proposé. La presse n’en a soufflé mot. L’an passé, Poutine se trouvait à Zagreb pour le sommet des pays est-européens et, à tous les pays représentés, il a fait d’alléchantes propositions en matière de fourniture d’énergie. C’est surtout par le truchement de cette politique énergétique que la Russie est revenue dans les Balkans.

 

Q. : En observant ce retour, les gens vont évidemment se dire que le but de la Russie de Poutine est de récupérer ses anciennes sphères d’influence… Est-ce le cas ?

 

PB : Peut-être mais certainement pas dans le sens que l’on donnait jadis à la notion de « sphère d’influence ». Je ne crois pas que la Russie cherche à établir des bases militaires dans les Balkans. Si la Russie revient dans les sphères d’influence dont elle disposait jadis, ce n’est pas sur le plan militaire qu’elle entame cette démarche mais par le biais de projets économiques. Simultanément, la Russie ne cesse de suggérer des projets nouveaux et alternatifs à l’UE. Elle n’a donc pas l’intention de raviver la Guerre Froide au sens ancien du terme. Bien au contraire. Elle ne cesse de proclamer qu’elle veut coopérer de manière optimale avec l’UE. Cette option est bien entendu en contradiction avec l’échec du sommet UE-Russie de Samara l’an passé. Mais cet échec n’est pas imputable à la Russie. C’est la Chancelière et Présidente du Conseil de l’UE, Angela Merkel, qui en porte la responsabilité.

 

Q. : La question est donc la suivante : dans quelle mesure l’Europe, ou l’UE, est-elle prête à reconnaître que son meilleur allié potentiel se trouve à l’Est plutôt qu’à l’Ouest ?

 

PB : Sur le plan économique, les choses sont claires : l’UE est le plus important partenaire de la Russie. En tant qu’Etat, l’Allemagne est le plus grand partenaire commercial de la Russie. La Russie, quant à elle, est le plus grand marché potentiel pour l’Allemagne. 40% du gaz naturel consommé en Allemagne vient de Russie et les intérêts du monde économique allemand sont encore et toujours fixés en priorité sur la Russie.

 

Q. : Certes, mais aussi sur l’Amérique…

 

PB : Bien sûr, aussi sur l’Amérique. Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que cela soit une contradiction que la politique allemande soit très dépendante de l’Amérique.

 

(extrait d’un entretien paru dans « zur Zeit », Vienne, n°9/2008 ; traduction franç. : Robert Steuckers).

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Medvedev propose Poutine au poste de premier ministre

Posté par Kris Roman le mai 8, 2008

Le président russe Dmitri Medvedev, investi mercredi dans ses nouvelles fonctions, a proposé au parlement la candidature de son prédécesseur Vladimir Poutine au poste de premier ministre, a annoncé le service de presse du Kremlin.

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Le président élu Dmitri Medvedev a prêté serment à Moscou

Posté par Kris Roman le mai 8, 2008

Le président élu russe Dmitri Medvedev a prêté serment mercredi au cours d’une cérémonie d’investiture au Grand Palais du Kremlin de Moscou.

La main sur la Constitution russe, M.Medvedev a déclaré: “Je jure de respecter les droits et les libertés de l’homme et du citoyen, de respecter et de protéger la Constitution de la Fédération de Russie, de défendre la souveraineté et l’indépendance, la sécurité et l’intégrité de l’État, de servir le peuple russe en tant que président de la Fédération de Russie”.

Dmitri Medvedev a recueilli plus de 70% des voix lors de la présidentielle du 2 mars où sa candidature avait été avancée par quatre partis politiques russes – Russie unie, Russie juste, le Parti agraire de Russie et Force civile. Vladimir Poutine, qui a dirigé le pays pendant huit ans, a accepté la proposition de M.Medvedev d’occuper le poste de premier ministre.

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Dmitri Medvedev, le troisième président russe, entre en fonctions

Posté par Kris Roman le mai 8, 2008

 

Le troisième président russe Dmitri Medvedev, élu le 2 mars dernier, entrera en fonctions ce mercredi, mettant fin à huit ans de présidence de son prédécesseur Vladimir Poutine.

La cérémonie d’investiture débutera à midi heure locale (8h00 GMT), dans la salle de Saint-André du Grand Palais du Kremlin. Seront présents à la cérémonie l’ensemble des membres du Conseil de la Fédération et de la Douma d’Etat (chambres haute et basse du parlement russe) ainsi que les magistrats de la Cour constitutionnelle.

Outre la salle de Saint-André (également appelée salle du Trône), les invités seront placés dans les salles adjacentes et pourront suivre la cérémonie retransmise sur des téléviseurs.

M. Medvedev sera reçu dans la salle de Saint-André par le président sortant Vladimir Poutine, le président de la Cour constitutionnelle Valeri Zorine, et les présidents des deux chambres du parlement, Sergueï Mironov et Boris Gryzlov.

M. Poutine prononcera un bref discours avant de remettre à M. Medvedev l’insigne du président de la Fédération de Russie, une chaîne en or parsemée d’aigles à deux têtes se terminant par une croix de Saint-Georges rouge.

M. Medvedev prêtera ensuite serment, une main sur la Constitution, jurant “dans l’exercice des fonctions de président de la Fédération de Russie de respecter et de veiller sur les droits et les libertés de l’homme et des citoyens, de défendre la Constitution de la Fédération de Russie, la souveraineté, l’indépendance, la sécurité et l’intégrité de l’Etat, en servant fidèlement le peuple”.

La cérémonie se clôturera avec une revue de la garde présidentielle.

 

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Réflexions générales sur la politique étrangère actuelle de la Russie

Posté par Kris Roman le mai 3, 2008

Synergies Européennes – Bruxelles / Vienne – mars 2008

http://euro-synergies.hautetfort.com

http://vouloir.hautetfort.com

 

Réflexions générales sur la politique étrangère actuelle de la Russie

Entretien avec le Professeur Peter BACHMEIER

 

Le Professeur Dr. Peter Bachmeier est né à Vienne en 1940. Après des études à Graz, Belgrade et Moscou, il a acquis les diplômes d’historien et de politologue, spécialisé dans les questions est-européennes. De 1972 à 2005, il fut collaborateur du célèbre Institut autrichien d’Europe orientale et méridionale, où il dirigea un département. Il enseigna également à l’Institut des Sciences politiques de l’Université de Vienne. Les propos que nous avons traduits ici ont été recueillis par deux journalistes de l’hebdomadaire « zur Zeit », Walter Tributsch et Dimitrij Grieb.

Q. : Vu les rapports tendus entre l’Ukraine actuelle et la Russie de Poutine, serait-il invraisemblable d’imaginer que tôt ou tard l’Ukraine se divisera en deux parties ? Les faits parlent pour eux-mêmes : on sait qu’il existe une Ukraine orientale favorable à la Russie et une Ukraine occidentale tournée vers l’Occident, division sanctionnée de surcroît par des faits géographiques incontournables…

PB : Si vous ne tenez compte que de facteurs purement statistiques ou si vous mettez exclusivement l’accent sur cette césure objective de nature géographique, vous pourriez effectivement penser que cette division est susceptible de devenir tôt ou tard réalité. Mais je ne pense pas qu’on en arrivera là. Je pense plutôt que la population ukrainienne refusera une adhésion à l’OTAN, y compris en Ukraine occidentale, même si certains sondages nous disent le contraire aujourd’hui. Je pense donc que la population ukrainienne dans son ensemble rejettera l’adhésion à l’OTAN. De surcroît, au sein même de l’OTAN, les opinions divergent quant à l’opportunité d’une adhésion ukrainienne.

Q. : Il semble de plus en plus patent que, sur l’échiquier international, la Russie et la Chine marchent main dans la main. Nous le voyons dans l’affaire du Kosovo, où les deux puissances ont clairement articulé leur refus d’une indépendance kosovar. Nous le voyons aussi dans le cas de l’Iran, où Russes et Chinois s’opposent à tout projet d’agression américaine. Sont-ce là les contours d’une politique durable ou n’est-ce que l’indice d’une communauté d’intérêts passagère ?

PB : Je pense qu’il existe un réel partenariat stratégique entre la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran et quelques autres pays qui leur sont associés. Ils ont, me semble-t-il, l’intention d’unir leurs efforts sur le long terme, non seulement sur les plans diplomatique et militaire, mais aussi dans les grands projets d’infrastructure comme par exemple, la création d’une nouvelle « Route de la Soie » qui se concrétiserait par une vision eurasienne commune : telle me semble la priorité première de la Russie actuelle.

Q. : Lorsqu’il s’est agi de reconnaître l’indépendance du Kosovo, on a assisté, comme il fallait s’y attendre, à des divergences au sein de l’Union Européenne. Pensez-vous que les mêmes divergences se manifesteront lorsqu’il s’agira d’opter pour une coopération plus étroite avec la Russie ?

PB : Au cours de ces dernières années et surtout au cours des derniers mois de l’année 2007, nous avons pu observer un retour de la Russie dans les Balkans. Et pas seulement en rapport avec la Serbie, qui, comme tous le savent, est protégée par la Russie. Depuis juillet 2007, on planifie, dans les Balkans, l’installation d’un nouveau gazoduc, qui passera par la Mer Noire, la Bulgarie et la Serbie pour aboutir en Autriche. En janvier, Poutine s’est rendu en Bulgarie et y a suggéré la participation à un projet gigantesque, justement celui du gazoduc « South Stream », plus la construction d’une nouvelle centrale nucléaire. Le projet était si formidable que le gouvernement bulgare en a perdu la voix ! Mais il a signé l’accord proposé. La presse n’en a soufflé mot. L’an passé, Poutine se trouvait à Zagreb pour le sommet des pays est-européens et, à tous les pays représentés, il a fait d’alléchantes propositions en matière de fourniture d’énergie. C’est surtout par le truchement de cette politique énergétique que la Russie est revenue dans les Balkans.

Q. : En observant ce retour, les gens vont évidemment se dire que le but de la Russie de Poutine est de récupérer ses anciennes sphères d’influence… Est-ce le cas ?

PB : Peut-être mais certainement pas dans le sens que l’on donnait jadis à la notion de « sphère d’influence ». Je ne crois pas que la Russie cherche à établir des bases militaires dans les Balkans. Si la Russie revient dans les sphères d’influence dont elle disposait jadis, ce n’est pas sur le plan militaire qu’elle entame cette démarche mais par le biais de projets économiques. Simultanément, la Russie ne cesse de suggérer des projets nouveaux et alternatifs à l’UE. Elle n’a donc pas l’intention de raviver la Guerre Froide au sens ancien du terme. Bien au contraire. Elle ne cesse de proclamer qu’elle veut coopérer de manière optimale avec l’UE. Cette option est bien entendu en contradiction avec l’échec du sommet UE-Russie de Samara l’an passé. Mais cet échec n’est pas imputable à la Russie. C’est la Chancelière et Présidente du Conseil de l’UE, Angela Merkel, qui en porte la responsabilité.

Q. : La question est donc la suivante : dans quelle mesure l’Europe, ou l’UE, est-elle prête à reconnaître que son meilleur allié potentiel se trouve à l’Est plutôt qu’à l’Ouest ?

PB : Sur le plan économique, les choses sont claires : l’UE est le plus important partenaire de la Russie. En tant qu’Etat, l’Allemagne est le plus grand partenaire commercial de la Russie. La Russie, quant à elle, est le plus grand marché potentiel pour l’Allemagne. 40% du gaz naturel consommé en Allemagne vient de Russie et les intérêts du monde économique allemand sont encore et toujours fixés en priorité sur la Russie.

Q. : Certes, mais aussi sur l’Amérique…

PB : Bien sûr, aussi sur l’Amérique. Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que cela soit une contradiction que la politique allemande soit très dépendante de l’Amérique.

(extrait d’un entretien paru dans « zur Zeit », Vienne, n°9/2008 ; traduction franç. : Robert Steuckers).

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Poutine deuxième au top-100 des personnalités les plus influentes (Time)

Posté par Kris Roman le mai 3, 2008

Le président russe sortant Vladimir Poutine a été inclus par le magazine américain Time en seconde position de la liste des 100 personnalités les plus influentes, dans la section “leaders et révolutionnaires”.

La liste est divisée en cinq catégories, “leaders et révolutionnaires”, “héros et pionniers”, “scientifiques et penseurs”, “art et spectacle” et “constructeurs et titans”.

Bien que la liste ne soit pas classée par ordre d’importance, M. Poutine est cité en deuxième position après le dalaï-lama, le chef spirituel tibétain. Barack Obama, Hillary Clinton, George W. Bush et Hu Jintao sont également inclus dans cette catégorie.

L’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright, dressant pour le Time le portrait de M. Poutine qu’elle a rencontré en 1999 et 2000, voit en lui “une source d’irritation pour l’OTAN, un ferment de vision au sein de l’Europe et une raison pour l’Occident de réduire sa dépendance vis-à-vis des énergies fossiles”, qualifiant M. Poutine de “fossoyeur de nombreuses démocraties à l’étranger”.

Dans un portrait accompagnant la liste, le président russe sortant est représenté sous les traits de Pierre le Grand.

En décembre 2007, le président russe Vladimir Poutine avait été désigné “Personne de l’année” par le Time pour le renforcement de la stabilité et l’accroissement du rôle de la Russie dans le monde.

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Russie: le gouvernement doit évaluer sa propre efficacité (Poutine)

Posté par Kris Roman le avril 9, 2008

Le président russe sortant Vladimir Poutine a rappelé mardi au gouvernement la nécessité d’évaluer sa propre efficacité, rapporte le service de presse du Kremlin.

Lors d’une réunion avec les membres du gouvernement, après le rapport du ministre du Développement régional Dmitri Kozak sur l’examen de l’efficacité des organes régionaux du pouvoir, M. Poutine a dit: “Tout cela est bon, mais il faut aussi évaluer le travail du gouvernement lui-même”.

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Poutine premier ministre: confirmation le 8 mai (Gryzlov)

Posté par Kris Roman le avril 7, 2008

La Douma entérinera la nomination de Vladimir Poutine au poste de premier ministre russe le 8 mai prochain, a annoncé lundi aux journalistes le président de la chambre basse du parlement russe Boris Gryzlov.

“Le 7 mai aura lieu la cérémonie d’investiture (du président élu Dmitri Medvedev) et le 8 mai nous allons entériner la candidature de Vladimir Poutine au poste de premier ministre”, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Moscou.

Dmitri Medvedev, premier vice-premier ministre russe, a largement remporté l’élection présidentielle russe du 2 mars avec plus de 70% des voix. Vladimir Poutine avait accepté bien avant le scrutin de devenir premier ministre en cas de victoire de Dmitri Medvedev.

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L’AN 8 DE VLADIMIR POUTINE

Posté par Kris Roman le février 17, 2008

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Par Andreï Vavra, RIA Novosti http://fr.rian.ru/analysis/20080211/98957532.html

Le discours prononcé le 8 février par Vladimir Poutine lors d’une réunion du Conseil d’Etat peut être considéré comme un adieu, comme l’achèvement d’une époque dont il a dressé le bilan. Bien entendu, sa traditionnelle conférence de presse annuelle aura lieu dans quelques jours. Mais son format reste tout de même assez informel. Elle comportera bien plus de commentaires, d’éclaircissements, de notes et de références. En un mot, elle sera plus subjective, plus personnelle. Alors que le point “officiel” a, lui, déjà été mis.

Le discours de Vladimir Poutine était empreint de nombreuses émotions, ce qui n’est guère étonnant, étant donné qu’il a rendu compte de son activité non seulement devant ses collègues et collaborateurs, mais aussi et surtout face à lui-même.

Les huit années de présidence de Vladimir Poutine ont été une période de travail intense en vue de sortir le pays de la crise qu’il traversait. Vladimir Poutine a rappelé la situation dans laquelle se trouvait le pays avant son arrivée au pouvoir, et il n’y est pas allé de main morte. Pour parler objectivement, la situation dans le pays était alors très difficile. Par conséquent, Vladimir Poutine peut avoir des raisons d’être fier. D’immenses succès ont été enregistrés dans l’économie, le renforcement du système politique et le domaine social. C’est pourquoi le président sortant a consacré une bonne partie de son discours à énumérer des acquis.

Mais, malgré les succès incontestables (effectivement impressionnants), Vladimir Poutine a invité le pouvoir à l’autocritique. Le pouvoir, a-t-il dit, doit être fier des acquis obtenus, mais il ne doit en aucun cas s’en glorifier.

Vladimir Poutine comprend parfaitement que se borner à conserver ce qui a déjà été fait, c’est-à-dire à une voie de développement inertielle, peut s’avérer non seulement dangereux, mais aussi néfaste pour le 

pays qui pourrait se retrouver en marge de la civilisation mondiale en se complaisant dans son statut de fournisseur de matières premières aux pays développés. Autrement dit, tous ses efforts déployés pour que la Russie retrouve sa place parmi les leaders mondiaux peuvent s’avérer vains, si la stabilité actuelle (il n’a employé ce mot qu’une seule fois dans son discours) se transforme en stagnation et ne devient pas un véritable tremplin pour un nouveau bond en avant.

Vladimir Poutine a mentionné le principal problème de l’économie russe: son extrême inefficacité, liée à une productivité du travail extrêmement basse.

Comment se fait-il qu’un pays s’enrichisse et prospère malgré une économie aussi inefficace? Vladimir Poutine n’a pas ressassé que la raison principale des taux élevés de croissance économique résidait dans les recettes importantes provenant des exportations de ressources énergétiques. Mais c’est ce qui ressort clairement de ses propos. La Russie a bien plus profité de la conjoncture, si avantageuse pour le pays, des prix des produits énergétiques que des talents et du savoir-faire de ses scientifiques, inventeurs, gestionnaires et ouvriers.

L’appel à réduire l’écart entre les riches et les pauvres, qui a atteint un point critique en Russie, a occu

pé une place importante dans l’allocution de Vladimir Poutine. Il s’agit aussi de l’écart entre régions riches et régions pauvres. Il faut assurer une égalité non pas formelle, mais réelle entre les entités de la Fédération de Russie, a expliqué le président. Le tableau hétérogène des tendances économiques et sociales – que présente l’ensemble des régions russes – est une chose très dangereuse.

Vladimir Poutine a reconnu que la réforme de l’économie avait été menée par le pouvoir de façon fragmentaire. C’est pourquoi il a posé comme principal objectif pour aujourd’hui et demain d’assurer une meilleure qualité de développement pour le pays et d’adopter une stratégie non pas d’inertie, mais d’innovation, reposant sur les hautes technologies les plus modernes.

Il convient d’ajouter que le caractère fragmentaire des réformes s’est manifesté, entre autres, dans le renforcement considérable (surtout ces dernières années) du rôle de l’Etat dans l’économie: formation d’immenses corporations publiques et renationalisation des actifs énergétiques. Chacun sait que l’Etat est un acteur inefficace en matière d’activité économique. On ne sait pas encore comment la politique économique actuelle pourra être compatible avec la stratégie d’innovation affichée (et si nécessaire à la Russie).

Selon lui, la priorité nationale est d’effectuer des investissements considérables dans le capital humain. Il a mis l’accent sur l’enseignement, la Santé publique et, enfin, l’élaboration d’un comportement innovateur (ce nouveau terme n’avait encore jamais été employé dans ses discours). Ce qui suppose, bien entendu, la lutte contre l’extension du paternalisme étatique et contre la mentalité d’assistanat qui persiste chez une partie considérable de nos citoyens. Il est certain que l’Etat ne doit pas se conduire comme un “conseil de sécurité” fédéral.

Vladimir Poutine a proposé de soumettre sa stratégie de développement du pays à une discussion publique, afin que les projets du pouvoir deviennent ceux du peuple. En outre, cette stratégie doit devenir une conception concrète et un plan d’action détaillé du gouvernement jusqu’en 2020.

La Russie a toutes les possibilités pour établir les projets les plus grandioses, les plus ambitieux. C’est par ces paroles que Vladimir Poutine a terminé son discours.Il est difficile de trouver quelqu’un pour s’opposer à ces projets. Mais tout dépend de la façon dont ils seront mis en oeuvre. Le fait est que l’idée d’une voie de développement fondée sur l’innovation n’est pas un concept nouveau: Vladimir Poutine en avait déjà parlé il y a un an et demi. Un an et demi après, la confusion règne autour du projet GLONASS. Par ailleurs, le terme “nano” donne trop souvent lieu à des plaisanteries…

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