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Archive de la catégorie «Histoire»

Medvedev rend hommage aux victimes des répressions soviétiques

Posté par Kris Roman le septembre 24, 2008

Le président russe Dmitri Medvedev a déposé mercredi une gerbe devant le Masque du Chagrin, un monument érigé à la mémoire des victimes des répressions politiques à Magadan (Extrême-Orient), une des “villes symbole” du goulag soviétique.

Le mémorial se trouve dans la célèbre zone où les détenus étaient transférés vers le camp de la Kolyma, à l’emplacement d’une prison appelée Tranzitka.

Le monument d’Ernst Neïzvestni, qui symbolise le nombre infini des victimes des répressions, a été inauguré en 1996 sur commande du gouvernement russe.

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L’âge de Moscou reste une énigme (Loujkov)

Posté par Kris Roman le septembre 5, 2008

L’âge exact de Moscou n’est pas déterminé, a fait savoir le maire de Moscou Iouri Loujkov dans une conférence intitulée “L’archéologie de sauvetage de Moscou” à la veille des festivités consacrées à la Journée de la capitale.

“Personne n’a pu jusqu’à présent déterminer l’âge de Moscou”, a révélé le maire de la ville.

Selon lui, les entrailles de Moscou recèlent des trésors culturels d’une valeur inestimable pour la science et l’histoire.

Moscou est mentionnée dans les annales pour la première fois en 1147. Cette date est traditionnellement considérée comme l’année de naissance de Moscou.

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La “Légion Tchèque” en Russie

Posté par Kris Roman le août 17, 2008

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Erich KÖRNER-LAKATOS.
(article paru dans “zur Zeit”, Vienne, n°35/2006; trad. franç. : Robert Steuckers).

A la mi-août 1914, le Tsar va à l’encontre d’une demande des Tchèques vivant en Russie, qui veulent constituer des unités autonomes dans l’armée impériale russe. Sur la Place Sainte-Sophie de Kiev, les premiers éléments de cette légion tchèque prêtent bientôt serment de fidélité à l’autocrate de toutes les Russies. Il s’agit de quatre compagnies de fantassins, dont les soldats se nomment eux-mêmes “Ceska Druzina”, la “suite tchèque”; ils veulent à tout prix libérer leur patrie de la domination autrichienne. Les journaux russes considèrent cet engagement comme une curiosité, voire une bizarrerie: ils appellent cette petite troupe la “Légion Hussite”.

Dans le cadre de la 3ème Armée russe, les “Hussites”, commandés par le Lieutenant-Colonel Lokocky, réussisent leur mission: faire de l’agitation panslaviste dans le dos de l’ennemi. En octobre déjà, près de Jaroslaw en Galicie, des éléments du 36ème Régiment d’Infanterie austro-hongrois et du 30ème Régiment de la Landwehr se rendent sans avoir résisté. Mais le coup de maître des “Hussites” a eu lieu le 3 avril 1915. Au Col de Dukla dans les Carpathes, le 28ème Régiment d’Infanterie, composée essentiellement de ressortissants tchèques, et plus de 1400 hommes du Régiment de la Place de Prague passent avec armes et bagages dans le camp russe. Mais ce ne fut pas tout: lors des combats le long de la San, les 26 et 27 mai, de nombreux soldats du 18ème Régiment d’Infanterie de Königgrätz, du 21ème Régiment de Tschaslau et l’entièreté du 98ème Régiment d’Infanterie de Hohenmauth désertent. Ces régiments étaient tous composés de soldats récrutés ou mobilisés dans des régions tchèques.

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Soljenitsyne, l’auteur de “L’Archipel du Goulag”, n’est plus

Posté par Kris Roman le août 12, 2008

Par Maria Tabak, RIA Novosti

L’écrivain Alexandre Soljenitsyne est décédé dans la nuit de dimanche à lundi à Moscou, à l’âge de 89 ans. Durant des décennies, on n’a pu prononcer le nom de Soljenitsyne qu’en chuchotant, et lire son principal livre, L’Archipel du Goulag, édité à l’étranger et dont des milliers de copies manuscrites ou dactylographiées furent diffusées en Russie, uniquement la nuit, en ayant bien conscience des risques qu’on encourait.

Ce livre, devenu pour de nombreuses personnes une révélation, et rappelant à beaucoup d’autres le cauchemar des camps de concentration soviétiques, assura pour toujours à Alexandre Soljenitsyne une place particulière dans la littérature russe: celle de l’homme qui a dit à haute voix ce que beaucoup craignaient même de penser. Alexandre Soljenitsyne est né le 11 décembre 1918 à Kislovodsk. Six ans plus tard, il s’installe avec sa mère à Rostov-sur-le-Don.

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Hommage funèbre à l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne

Posté par Kris Roman le août 12, 2008

Yahoo

La veuve de l’écrivain russe Alexandre Soljenitsyne et le Premier ministre et ex-président russe Vladimir Poutine se sont recueillis mardi devant la dépouille du prix Nobel de littérature exposée au public à Moscou pour un dernier hommage avant son inhumation mercredi dans le cimetière du monastère Donskoï dans la capitale russe.

Le cercueil dans lequel repose l’écrivain a été posé, ouvert, sur un catafalque à l’Académie des sciences. La dépouille est en partie couverte de fleurs, d’autres reposant au pied du cercueil, entouré par des soldats de la garde d’honneur.

L’épouse de l’écrivain, Natalia, et ses fils étaient présents au début de ces funérailles civiles, à 11H00 (07H00 GMT).

Puis environ 200 personnes, âgées pour la plupart, ont alors commencé à s’incliner l’une après l’autre devant le cercueil, qui repose devant un grand portrait en noir et blanc d’Alexandre Soljenistyne.

M. Poutine est arrivé à 12H50 (08H50 GMT), un bouquet de roses rouges à la main, qu’il a déposé devant le cercueil.

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Communiqué : Alexandre qui ?

Posté par Kris Roman le août 1, 2008

Mouvement NATION
—————-

Lundi dernier est décédé le grand écrivain russe Alexandre Soljenitsyne à
l’âge de 89 ans. Il aura été un des premiers à révéler au monde entier le
véritable enfer des goulags durant la guerre froide.

Homme de foi, considéré comme un “ultra-nationaliste, dénonçant maintes et
maintes fois les hauts responsables de la barbarie soviétique (transformés
aujourd’hui en mafias internationales) avec une virulence irréductible, il a
continué longtemps à susciter la méfiance des milieux intellectuels
mondialistes. D’autant plus qu’en 2006, Alexandre Soljenitsyne avait accusé
l’OTAN de préparer “l’encerclement total de la Russie et la perte de sa
souveraineté”. Il se disait également favorable au rétablissement de la peine
de mort pour mieux mater le séparatisme tchétchène.

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Religion: les orthodoxes prient pour le dernier tsar de Russie

Posté par Kris Roman le juillet 16, 2008

L’Eglise orthodoxe russe organisera les 16 et 17 juillet des liturgies commémoratives pour rendre hommage à la famille de Nicolas II, le dernier tsar de Russie, canonisée après avoir été assassinée par les bolcheviks il y a tout juste 90 ans.

“Le nom de l’empereur Nicolas II a pendant longtemps été diffamé et voué aux gémonies, son assassinat même, comme celui de ses proches, a été justifié par des intérêts politiques présumés”, a déclaré le patriarche Alexis II de Moscou et de toutes les Russies dans un message adressé aux délégués d’un forum orthodoxe qui s’est ouvert à Ekaterinbourg, dans l’Oural, le lieu du régicide.

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Les enfants de Nicolas II identifiés par analyse ADN (parquet)

Posté par Kris Roman le juillet 16, 2008

Une analyse ADN a confirmé que les dépouilles découvertes en 2007 près d’Ekaterinbourg (Oural) sont bien celles des enfants du dernier empereur russe, Nicolas II, annonce le service de presse du comité d’instruction du Parquet de Russie.

“Les résultats scientifiques obtenus par l’analyse ADN de trois systèmes génétiques permettent de confirmer l’hypothèse selon laquelle la deuxième sépulture contenait bien les corps des enfants de Nicolas II, Maria Nikolaïevna et Alexis Nikolaïevitch”, lit-on dans un communiqué du comité.

L’étude se poursuit cependant en vue de la formulation des conclusions finales.

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Les doukhobors

Posté par Kris Roman le juillet 15, 2008

Les doukhobors sont membres d’un groupe de chrétiens fondamentalistes né en Russie au 17e siècle. Le mot russe « Dukhobortsi » signifie « lutteurs de l’esprit », et a tout d’abord été utilisé par dérision en raison de leur rejet des rites de l’Église et des pratiques du culte. Les doukhobors ont adopté le nom, indiquant qu’ils luttaient avec le Saint-Esprit et non contre lui. Ce sont des pacifistes qui rejettent le concept de l’organisation de l’Église, sa hiérarchie, sa liturgie et son clergé; ils professent plutôt que Dieu vit dans chaque être humain. Ils rejettent également l’état laïc et ont adopté une forme de socialisme agraire pacifiste, préférant en général les fermes communautaires. Le végétarisme est également un élément des croyances et des pratiques des doukhobors par respect pour le caractère sacré de toute vie.

L’engagement des doukhobors envers la non-violence a souvent été sporadique en Russie, et parfois, les jeunes hommes ne tenaient pas compte des enseignements pacifistes de la secte et servaient dans l’armée lorsqu’ils y étaient appelés. En 1885, le gouvernement russe a commencé à exiger des services de remplacement. Il a également menacé d’imposer le service militaire obligatoire et a emprisonné ou condamné à l’exil certains objecteurs de conscience, parce qu’ils avaient refusé de servir. En 1893, un dirigeant doukhobor, Peter Verigin, craignait que la Russie ne tolère plus les objecteurs de conscience et recommanda aux doukhobors de chercher une nouvelle patrie. En 1895, plusieurs milliers de doukhobors ont refusé de faire leur service militaire et ont brûlé leurs armes. Le gouvernement russe a réagi par une plus grande répression et en imposant le service militaire obligatoire. Avec l’aide des quakers britanniques et américains et l’appui financier du romancier russe, le comte Leon Tolstoï, les doukhobors ont commencé à quitter la Russie. En 1898 et 1899, le gouvernement canadien leur garantissant l’exemption du service militaire et leur accordant de grandes étendues de terre en Saskatchewan, 7 400 doukhobors ont immigré au Canada.

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La Russie entre mémoire et nostalgie

Posté par Kris Roman le juin 13, 2008

Par Maxime Krans, RIA Novosti

La récente proposition faite par d’éminents hommes politiques et personnalités culturelles d’ériger un mémorial national aux victimes des répressions staliniennes ainsi que l’appel de Mikhaïl Gorbatchev à retirer le corps de Lénine de la place Rouge donnent à nouveau matière à réflexion au président. N’est-il pas temps de faire enfin ses adieux aux spectres du communisme et de mettre les points sur les “i” dans l’histoire nouvelle de l’Etat russe, autrement dit, de faire ce que ses deux prédécesseurs n’ont pas pu ou n’ont pas voulu faire?

Comme le soulignent les auteurs de cette proposition, ce mémorial doit non seulement porter un jugement sur cette époque passée, mais aussi aider à comprendre comment elle a pu engendrer des millions de victimes. Effectivement, avec la disparition des témoins de ces événements, c’est l’histoire véridique qui s’en va à jamais, cédant la place à toutes sortes de mythes et aux paragraphes froids inscrits dans les manuels. “Sur ces terrains vagues de la mémoire réapparaît la sinistre figure de Staline, mais cette fois-ci en tant que “gestionnaire efficace”. Il s’agit bien sûr d’un renvoi direct au nouveau manuel d’histoire, à partir duquel les enfants et petits-enfants des Russes d’aujourd’hui se feront leur propre idée de l’époque communiste. Cependant, on a vu apparaître aussi, ces dernières années, de nombreux travaux “scientifiques” et “artistiques”, ainsi que des “documentaires” à la télévision qui dénaturent les faits de façon impardonnable et présentent le “guide de tous les peuples” et son entourage sanguinaire sous un jour un peu trop flatteur.

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Assassinat de Nicolas II: Gryzlov évoque le “crime du bolchevisme”

Posté par Kris Roman le juin 8, 2008

Le président de la Douma (chambre basse du parlement russe), Boris Gryzlov, a condamné samedi le massacre de la famille impériale en 1918, qualifiant cet événement de “crime du bolchevisme”.

“C’était un crime, et c’est bien le qualificatif qu’il mérite. Un crime du bolchevisme”, a déclaré M. Gryzlov, selon un communiqué du parti au pouvoir Russie unie dont il dirige le groupe à la Douma.

M. Gryzlov a fait cette déclaration à Saint-Pétersbourg en visitant l’église de l’icône de la Mère de Dieu “Féodorovskaïa” (icône titulaire des Romanov) qui fut construite à l’occasion du 300e anniversaire de la dernière dynastie des tsars russes. Cette église est actuellement en cours de restauration, les travaux étant financés par Russie unie.

“Nous rendons hommage au règne de Nicolas II, et je pense que nous devons reconsidérer les événements liés au massacre de la famille du tsar”, a souligné le président de la Douma, évoquant le sort tragique du dernier des Romanov.

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Le facteur soviétique dans la guerre des Six Jours

Posté par Kris Roman le juin 8, 2008

Par Andreï Mourtazine, RIA Novosti

Le 5 juin 1967 commença la plus courte guerre arabo-israélienne de l’histoire. Elle ne dura que 6 jours, et se termina le 10 juin par une défaite foudroyante des Arabes. C’est à la suite de ce conflit que la péninsule du Sinaï, les hauteurs du Golan, la Cisjordanie et la bande de Gaza furent occupés par Israël. Les Arabes ont pu retrouver une partie de ces territoires (le Sinaï) seulement 15 ans plus tard. Les autres (hauteurs du Golan et territoires palestiniens) font aujourd’hui l’objet de négociations multilatérales, pour l’instant sans progrès particulier.

Pourquoi les Arabes ont-ils essuyé une défaite aussi foudroyante? Ni l’armée égyptienne, ni l’armée syrienne n’étaient prêtes à la guerre, bien que les généraux hauts placés de ces pays, surtout égyptiens, assuraient qu’ils raseraient “l’entité sioniste” de la surface de la terre.

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Tupolev Tu-144: le cousin soviétique du Concorde

Posté par Kris Roman le juin 6, 2008

Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

Il y a 35 ans, le 3 juin 1973, le prototype du Tupolev Tu-144, premier et dernier avion de ligne supersonique de fabrication soviétique, s’écrasa au Salon du Bourget lors d’un vol de démonstration. Cet appareil, resté comme l’avion commercial le plus rapide de l’histoire, ouvrit la voie à une nouvelle classe de transport aérien. Une voie qui, malheureusement, s’avéra bien trop courte.

La conception du Tu-144 débuta en 1960, presque en même temps que le projet franco-britannique Concorde. Le bureau d’études Tupolev a souvent été accusé d’espionnage industriel, notamment d’avoir emprunté des solutions technologiques au Concorde, mais la plupart des spécialistes estiment que la ressemblance entre les deux avions s’explique dans une grande mesure par la proximité des solutions choisies par les constructeurs pour atteindre un seul et même objectif.

Le Tu-144 effectua son premier vol le 31 décembre 1968, devançant le Concorde de deux mois. Cinq mois plus tard, le 5 juin 1969, il devint le premier avion de ligne à franchir le mur du son.

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Un défilé militaire à Moscou à l’occasion du 63e anniversaire de la Victoire de 1945

Posté par Kris Roman le mai 10, 2008

Un défilé militaire a commencé vendredi, à 10h00 locales, sur la place Rouge de Moscou à l’occasion du 63e anniversaire de la Victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945.

8.000 soldats, ainsi que 111 blindés et 32 hélicoptères et avions - des avions porte-missiles Tu-160, Tu-95MS, un avion de transport militaire An-124, des chasseurs Su etMiG - participeront au défilé qui se déroule en présence du nouveau président russe Dmitri Medvedev, qui a prêté serment mercredi dernier.

Des missiles tactiques opérationnels Iskander défileront pour la première fois sur la place Rouge, ainsi que des systèmes sol-air S-300PMU-2 Favorit, des Buk-M2 et desTor-M1, des chars T-90Ades systèmes de missiles stratégiques Topol-M, des véhicules de combat d’infanterie aéroportée BMD-4, des pièces d’artillerie automotrices Sprout et des véhicules spéciaux Tigre.

Il s’agit de la première parade avec la participation de matériel militaire depuis le 7 novembre 1990. Le dernier défilé avec la participation de matériels s’est déroulé sur la Place rouge de Moscou le 7 novembre 1990, lors d’un anniversaire de la Révolution d’octobre. La tradition des défilés s’est interrompue entre 1991 et 1994. En 1995, à l’occasion du 50e anniversaire de la Victoire dans la Grande guerre patriotique, la Place rouge a vu défiler des anciens combattants. Des matériels sont passés sur une avenue à l’ouest de Moscou. Les défilés avec la participation des troupes de la garnison de Moscou ont lieu depuis 1996.

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La Russie restituera à l’Allemagne six vitraux précieux confisqués pendant la guerre

Posté par Kris Roman le mars 19, 2008

La Douma, chambre basse du parlement russe, a adopté mercredi un projet de loi portant sur la restitution à l’Allemagne de six vitraux d’église confisqués pendant la Seconde Guerre mondiale.Il s’agit de six vitraux de l’église Sainte-Marie (Marienkirche), à Francfort-sur-l’Oder, confisqués pendant la Seconde Guerre mondiale et retrouvés au musée des beaux-arts Pouchkine de Moscou. En 2002, l’Allemagne s’était vu restituer 111 vitraux de cette église conservés au musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg.Le conseil d’expertise auprès de l’Agence fédérale de la culture et du cinéma a établi que les vitraux constituaient une valeur culturelle à caractère unique faisant partie du patrimoine historique et artistique allemand. Conformément à la législation russe, ces vitraux doivent être restitués, car ce sont des objets de culte qui n’ont été utilisés pendant la guerre qu’à des fins religieuses sans servir les intérêts du militarisme et du nazisme.Selon Grigori Ivlev, président du comité de la Douma pour la culture, la Russie et l’Allemagne poursuivent leur coopération en matière de reconstruction des monuments religieux détruits pendant la Seconde Guerre mondiale, tous les travaux étant financés par Berlin. Tel est le cas notamment de l’église de la Dormition de la Sainte-Vierge qui a récemment rouvert ses portes dans la région de Novgorod (nord-ouest).

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Alexandre Griboïedov ou le génie sacrifié

Posté par Kris Roman le février 29, 2008

           Par Tatiana Sinitsyna, RIA Novosti            European Friends of Russia           Téhéran. 11 février 1829. Une foule effrénée de Perses fanatiques dévaste et pille la mission diplomatique russe. Les 37 personnes qui y travaillent sont atrocement mutilées, un seul réussit à se sauver. La foule a littéralement explosé en apprenant que deux femmes chrétiennes, une Géorgienne et une Arménienne, se sont réfugiées dans les murs de la mission russe. “Le drapeau russe vous protégera”, leur avait assuré l’ambassadeur, Alexandre Griboïedov, 34 ans. Après avoir passé son uniforme de parade, celui-ci apparait devant la foule: “Ressaisissez-vous, sur qui portez-vous la main? C’est la Russie qui se trouve devant vous!”. Mais il est aussitôt mis à terre.Alexandre Griboïedov avait pour mission de réclamer à Téhéran une indemnité de guerre et d’exiger le rapatriement des prisonniers russes. Son intransigeance lui fut fatale.Ainsi disparut l’un des auteurs les plus brillants de sa génération, ouvrant une époque à la fois faste et sombre pour la culture russe, qui allait perdre en douze ans, avec Alexandre Pouchkine et Michel Lermontov (morts des suites de duels en 1837 et 1841), trois écrivains et poètes qui, par la force de leur oeuvre et le sacrifice de leur génie, ont véritablement lancé l’âge d’or de la littérature russe.Le corps de l’ambassadeur fit l’objet d’une abominable profanation. Il fut traîné sur les pavés, et sa dépouille jetée sur un tas d’ordures et couverte de chaux. Le cadavre du diplomate, compositeur et écrivain ne put être identifié que grâce à une mutilation qu’il avait à la main, souvenir d’un duel. On posa le cercueil sur un corbillard tiré par des mulets, qui l’emporta vers la frontière russe. Pouchkine, qui voyageait alors au Caucase, croisa ce chariot funéraire au détour d’un chemin de montagne…”Je suis jeune, je tombe facilement amoureux, je suis musicien, poète… Bref, il est impossible que je me sacrifie sans une contrepartie un tant soit peu convenable…”, avait écrit Griboïedov dans une lettre à un ami en mai 1818, après avoir enfilé pour la première fois son habit de diplomate. C’est le fameux diamant Shah, envoyé à Saint-Pétersbourg par le shah de Perse, qui constitua cette “contrepartie convenable” pour l’assassinat de l’ambassadeur russe. Ce diamant fut dès lors qualifié de “sanglant”. Cette pierre, d’une beauté rare (90 carats, 18 grammes, 3 cm de longueur, couleur jaune, d’une extrême clarté), avait été transmise pendant près de mille ans d’un roi à l’autre, comme en témoignent les inscriptions gravées sur ses facettes. A l’heure actuelle, le diamant est conservé au Fonds diamantaire de Russie (au Kremlin de Moscou).Alexandre Griboïedov laissa à la culture russe deux belles valses et une oeuvre littéraire immortelle, la comédie “Du malheur d’avoir de l’esprit”, l’une des pièces les plus étonnantes de la littérature russe. D’innombrables citations tirées de cette oeuvre sont rentrées dans le langage quotidien et devenues des proverbes ou des aphorismes (comme par exemple “Je serai heureux de servir; ce qui me répugne, c’est d’être asservi”, “Ce que nous avons le plus à redouter, c’est la colère des maîtres et aussi leur affection”, “Tout est toujours mieux là ou l’on est pas”, ou encore “Les gens heureux ne regardent jamais l’heure”). Les personnages de cette comédie incarnent des archétypes que l’on croise encore de nos jours dans la société russe.Alexandre Griboïedov naît en 1795 à Moscou, dans une vieille famille aristocratique jalousement attachée à l’esprit patriarcal. Plusieurs de ses parents serviront de modèles pour ses personnages satiriques. Le jeune homme, particulièrement doué, entre très tôt à l’Université de Moscou. Il y fait ses études en même temps dans trois facultés différentes: lettres, droit et physique et mathématiques. L’esprit de liberté et d’idéaux nouveaux qui règne dans l’établissement trouve un parfait écho dans la nature du jeune homme. Il se tourne vers la littérature, compose des vers et des comédies, mais également des articles polémiques.Maîtrisant six langues étrangères à la sortie de l’université, Griboïedov souhaite se consacrer à la science. Mais le destin en décide autrement: le jeune homme entre au Collège des Affaires étrangères, qui l’envoie au Caucase, où la guerre fait rage à l’époque.Devenu secrétaire de la Mission russe en Perse, le diplomate commence à rédiger “Du malheur d’avoir de l’esprit”. “J’avais du temps en abondance”, expliquera-t-il par la suite à ses amis. Il se laisse prendre au jeu de la rédaction de cette comédie, et sa plume se fait particulièrement légère. En 1824, on lit déjà cette oeuvre brillante dans les salons moscovites et pétersbourgeois. Des copies du manuscrit sont rapidement diffusées, conférant à l’auteur une célébrité inouïe.Il reste alors à Alexandre Griboïedov cinq ans à vivre. Il joue un grand rôle dans la préparation et la conclusion, en 1828, de la Paix de Turkmantchaï avec la Perse, dont les conditions sont très avantageuses pour la Russie. En guise de récompense, le tsar lui accorde le titre de ministre plénipotentiaire, c’est-à-dire d’ambassadeur, en Perse. Brillant diplomate, charmant et plein d’esprit, possédant un don pour la persuasion et inspirant la confiance: tel est le portrait que ses contemporains ont dressé de lui.Cependant, ce brillant cavalier se montre plutôt sceptique envers le sexe faible. Ses amis et parents se disent même certains qu’il ne se mariera jamais, faute de pouvoir trouver une femme qui puisse supporter sa nature ironique et caustique. Néanmoins, à l’âge de 33 ans, Griboïedov tombe fou amoureux de la princesse Nina Tchavtchavadzé, 15 ans, fille de son ami de Tiflis (aujourd’hui Tbilissi), le prince et poète géorgien Alexandre Tchavtchavadzé. Le mariage sera prompt mais heureux.Au début de l’année 1829, accompagné de sa jeune épouse enceinte, Griboïedov se met en route pour la Perse. Il laisse Nina temporairement à Tabriz, à la frontière, pour aller seul à Téhéran, où l’attend son destin tragique…Nina, anéantie par la nouvelle de la mort de son époux, accoucha avant terme. L’enfant, aussitôt baptisé Alexandre, en l’honneur de son père, ne survécut pas. La veuve âgée de 16 ans, dont la beauté fut souvent comparée à celle de Natalia Pouchkina, l’épouse de Pouchkine, fit voeu de célibat et pleura cette perte durant le reste de sa vie. Nina Griboïedova vécut 53 ans. Tous les jours, elle parcourut le chemin accidenté qui mène au mont Mtatsminda, où, dans un petit temple aménagé devant l’église Saint-David, reposaient son mari et son enfant. Nina fit construire une chapelle au-dessus de la tombe et y fit ériger la statue d’une femme en larmes la représentant. Sur la tombe, on peut lire cette inscription: “Ton esprit et tes actes sont immortels dans la mémoire russe; mais pourquoi mon amour t’a-t-il survécu?…”. 

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Soldat de bronze: accord russo-letton sur la protection des sépultures militaires

Posté par Kris Roman le février 28, 2008

     La Commission des affaires étrangères du parlement letton a adopté mercredi à l’unanimité un accord avec la Russie sur la protection mutuelle des sépultures militaires, a annoncé le service de presse du parlement.Environ 150.000 soldats soviétiques sont enterrés sur le territoire letton. 109 citoyens lettons, dont des soldats et des victimes de la répression après 1940, sont enterrés en Russie.L’accord définit les obligations mutuelles des deux pays afin de maintenir dans un état décent les sépultures de citoyens étrangers se trouvant sur leur territoire et d’assurer l’entretien des cimetières.L’idée d’un tel accord est apparue après le scandale autour du “Soldat de bronze”, le monument au Soldat-libérateur à Tallinn.Fin avril dernier, sur décision des autorités, ce monument a été transféré de la colline Tonismagi au cimetière militaire de Tallinn.Cette démarche des autorités a provoqué des troubles massifs en Estonie au cours desquels au moins 160 personnes ont été blessées et un citoyen russe est mort. 29 policiers ont également subi des traumatismes. Quelque 1.200 personnes ont été interpellées au cours de ces désordres publics.

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